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Manifestations

 

MONTFAUCON

Origines

Epoque Gallo-romaine. Les mottes

 

On ne connaît pas les origines exactes de Montfaucon.

Des éminences de terre naturelles, dites « mottes » ou parfois aussi « tombelles" laissent supposer une présence gauloise, puis gallo-romaine. Des fouilles entreprises dans une chambre souterraine en 1837 ont permis de retrouver des fragments de briques romaines, une pièce à l’effigie de Marc-Aurèle et une médaille portant l’inscription « Doleno novo vico ».

Une voie romaine traversait la cité reliant la voie romaine Angers-Nantes à la route de Poitiers en passant par le Bois Charruau et le Camp de la Boutrie près de la Romagne.

Le pays fut évangélisé au Ve siècle par St Macaire, qui résidait au monastère voisin d’Espetven ou Espetva (aujourd’hui Saint-Macaire-en-Mauges), puis par St Martin de Vertou, disciple de St Martin de Tours.

Selon la Chronique de Saint-Florent, un faucon aurait fait son nid sur le mont où fut établi Montfaucon.

Foulques Nerra

 

Situé aux frontières de la Bretagne, de l’Anjou et du Poitou, Montfaucon subit les invasions telles celle des Normands au IXe siècle.

Vers la fin du Xe, le comte d’Anjou, Foulques III dit Foulques Nerra, afin de protéger les limites de son territoire, résolut d’y construire un château en bois sur une motte. Il bâtit un monastère. Douze moines d’Espetva (Saint-Macaire) vinrent s’y établir.

La forteresse comprenait une enceinte circulaire. Le donjon s’élevait au centre, sur la motte des Fiefs Anciens. Plus tard, une seconde enceinte enveloppait la ville, avec de vastes douves vives, sans eau, sauf vers l’Ouest, où le ruisseau frontière de l’Aiguefou les alimentait en partie.

Vital, neveu de l’abbé de Saint-Florent s’empara de la forteresse et chassa les religieux.

Du XIe siècle à la fin du XVIIIe

En 1034, nous trouvons un seigneur du nom d’Odricus. Ses successeurs possèdent Montfaucon jusqu’en 1224, année où la chronique de Tours nous raconte son histoire :

En cette année de 1224, Pierre, comte de Bretagne s’empare de Champtoceaux et chasse Thibault Crespin, seigneur de Champtoceaux et Montfaucon, qui pille depuis 25 ans toute la région et dévalise les voyageurs s’aventurant sur la Loire. Le roi de France, Louis VIII, confirme cette conquête et donne à perpétuité aux ducs de Bretagne les seigneuries de Champtoceaux et Montfaucon.

Après la guerre de succession de Bretagne, Montfaucon échut en partage à Catherine de Vendôme qui épousa en 1364 Jean de Bourbon. Le 1er octobre 1380, ils vendaient les terres et seigneurie de Montfaucon à Olivier de Clisson, connétable de France pour 22 000 livres d’or.

En 1406, ce dernier léguait par testament les dites terres et seigneurie à un chapitre de chanoines qu’il établissait à Clisson et qui devait garder son titre de seigneur de Montfaucon jusqu’à sa suppression en 1790.

Mais en 1437, par traité, René, duc d’Anjou dit le « Roi René » retranchait la haute justice avec les foi et hommage. Se sentant lésé, le chapitre de Clisson se pourvut contre cet acte par lettre de rescision (rescision = annulation). En 1500, il est maintenu par le Parlement de Paris, dans la propriété et possession de la moyenne et basse justice. Il acquiert ensuite la haute justice des commissaires du roi en 1543.

Le chapitre de Clisson a cédé Montfaucon à Monsieur le comte de Vertu le 8 décembre 1563 par acte d’échange. Les seigneurs de Clisson de la famille d’Avaugour, deviennent ceux de Montfaucon qualifié de baronnie.

En 1714, le chapitre de Clisson demande la distraction du précédent acte et redevient seigneur de Montfaucon jusqu’à la Révolution, en abandonnant les domaines, terres et rentes qu’il avait reçus en échange en 1563.

Montfaucon dépendait de la généralité de Tours, du bailliage et de l’élection d’Angers. Au point de vue religieux, la paroisse, d’abord rattachée au diocèse de Poitiers et dépendant de l’abbaye de Saint-Jouin-de-Marne (Deux-Sèvre), fut réunie au diocèse de Nantes et releva dès lors du doyenné de Clisson.

 

 

La Révolution

En plein cœur des Mauges et de la Vendée militaire, Montfaucon devait connaître des heures tragiques pendant la période révolutionnaire.

Vers la fin de 1793, l’arrivée dans les Mauges des « Colonnes Infernales » fit régner partout une effroyable terreur. 18 octobre 1793 : une quarantaine de Montfauconnais traversent la Loire à Saint- Florent-le-Vieil avec l’armée Vendéenne. Parmi eux la famille Desmelliers.

Nuit du 5 au 6 février 1794 : effroyable massacre à Montfaucon, dû aux « Colonnes Infernales » sous les ordres de Crouzat. La ville est incendiée. Les assaillants laissent en se retirant un monceau de cadavres sur une place publique. On dénombre 41 morts dont 26 adultes, 3 adolescents et 12 tous petits enfants.

Aucun des curés de Montfaucon ne consentit à prêter serment à la Constitution Civile du Clergé. Le curé de Notre Dame, M. Connain, dut s’éloigner et fut tué à Mormaison (85). Le curé de Saint-Jacques, M. Jean Chauveau, fut massacré dans son lit, au Pont-de-Moine, la nuit du 5 au 6 février 1794. M. Grégoire Jullien, curé de Saint-Jean, qui était menacé de cécité, demeura à Montfaucon pendant la Révolution, continuant au péril de sa vie, à assurer son ministère dans la clandestinité. Pour échapper aux Bleus, il se cachait au cœur même de la ville. Un autre prêtre, M. l’abbé Raingeard, le secondait dans son dangereux apostolat et partagea souvent ses cachettes. Nous le retrouverons par la suite curé de Saint-Jacques. La tourmente passée, M. Jullien resta vivre dans la famille Lecoindre et y mourut en 1807.

La paix, le rétablissement du culte

Les tractations conduisant à la paix furent cependant longues et laborieuses. L’abbé Bernier en fut l’un des artisans.

Avec adresse, Bernier sut placer dans la région, aux postes influents, des hommes à lui, qui lui gagnèrent, auprès des gens, confiance et popularité. Sous son égide, Républicains et Vendéens, se réunirent à Montfaucon pour discuter des conditions de la paix dans la maison de Guillaume-René Macé. Les négociations durèrent trois semaines. Les chasseurs de Stofflet, craignant un traquenard pour les libertés religieuses, s’opposaient à la négociation.

Enfin, après bien des difficultés, un accord de paix fut conclu le 18 janvier 1800.

Après la Révolution, Montfaucon devint chef-lieu de canton, de l’arrondissement de Cholet. La ville eut une Justice de Paix jusqu’en 1958.

En 2000, les deux communes, Montfaucon-sur-Moine et Montigné-sur-Moine fusionnent pour former Montfaucon-Montigné.

Aujourd’hui, Montfaucon-Montigné fait partie de la Communauté de Communes Moine et Sèvre.

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Décembre 2018
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